Le Canada continue de miser sur l’immigration économique pour répondre aux besoins de son marché du travail. Plus de 89.000 personnes ont obtenu la résidence permanente par cette voie entre janvier et juin 2026, selon les données du ministère fédéral de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté (IRCC).
Ces admissions s’inscrivent dans une politique plus large visant à accueillir 380.000 nouveaux résidents permanents au cours de l’année 2026, toutes catégories confondues. L’administration fédérale précise que le rythme peut varier sensiblement d’un mois à l’autre, mais estime rester sur une trajectoire compatible avec la cible fixée pour la fin de l’année.
Ottawa continue d’accorder une place importante aux profils capables de répondre aux besoins du marché du travail. L’immigration économique doit notamment contribuer à réduire les pénuries de main-d’œuvre et à renforcer les effectifs dans les secteurs où les compétences disponibles restent insuffisantes.
La sélection des nouveaux arrivants s’oriente ainsi vers certaines professions et qualifications recherchées par les employeurs canadiens. Cette politique accompagne les besoins économiques du pays, dans un contexte où plusieurs secteurs restent confrontés à des difficultés de recrutement.
L’enjeu dépasse cependant la seule question du nombre d’admissions. Le gouvernement fédéral cherche également à mieux orienter les flux migratoires en fonction des besoins professionnels, linguistiques et territoriaux, avec une attention particulière portée aux communautés francophones situées en dehors du Québec.
Entre janvier et juin 2026, 12.400 résidents permanents francophones ou bilingues ont ainsi été admis dans les provinces et territoires situés hors Québec, selon l’IRCC. Le gouvernement canadien vise 30.150 admissions de ce type sur l’ensemble de l’année.
Cette cible correspond à 9 % des nouveaux résidents permanents accueillis hors Québec. Ottawa entend ainsi augmenter progressivement le poids de l’immigration francophone dans les autres provinces canadiennes et soutenir la vitalité démographique des communautés francophones minoritaires.
À mi-parcours de l’année, l’immigration économique reste donc l’un des principaux leviers de la politique migratoire canadienne. Entre besoins de main-d’œuvre, recherche de compétences et progression de l’immigration francophone, le Canada poursuit une sélection davantage orientée vers les besoins de son économie et de ses territoires.


